
La fondation du village.
Dans ces pauvres contrées de Thiérache, l’élevage était médiocre, les céréales venaient à grand-peine et les défrichements ne pouvaient se faire qu’à partir du moment où les habitants étaient susceptibles d’exercer des activités non agricoles.
C’est en faisant appel à la puissance organisatrice des ordres religieux, que les barons, seigneurs de Rumigny, durant les XII et XIIIème siècles, s’activèrent à créer de nouveaux centres de populations.
Il a fallu attendre le XIIème siècle pour que se mettent en place des agglomérations humaines d’une certaine importance. On peut penser qu’une population, certes peu nombreuse, vivait dispersée dans cet univers forestier.
Par la suite les habitants abandonnèrent les bois pour se regrouper dans des villages.
La chapelle de Gland fut édifiée en 1132 par les Prémontrés de Cuissy pour que les ouvriers qui demeuraient alors dans les bois et travaillaient aux fourneaux (forges et fours à verre), puissent entendre la messe. L’Abbaye de Cuisy de l’ordre des Prémontrés (fondée en 1122), échange avec L’abbaye de Bucilly, la chapelle de Gland et Signy le Petit, contre Ulli et Geny (canton de Craônne).
Retenons simplement que dans le courant du XIIème siècle le Bienheureux Lucas de Roucy, abbé de Cuissy (un religieux qui embrassait la règle de l’ordre des Prémontrés) recevait en 1192, de Nicolas de Rumigny, un emplacement appelé Signy, dépendant du hameau de Gland, afin d’y établir une abbaye et une terre dans ce dernier hameau pour y entretenir une chapelle. Finalement Nicolas de Rumigny désespérant de voir s’élever un jour une abbaye, décida d’y fonder en 1214 une « ville libre » ; c’est-à-dire un village gouverné par un magistrat local et jouissant de coutumes et privilèges particuliers selon la loi d’Aubenton. On peut penser que cette charte portait sur des endroits habités et qu’il s’agirait plutôt d’une charte d’asservissement aux usages féodaux.
En 1214, Signy-le-Petit n’était qu’une ferme occupée par les religieux de Bucilly ; il ne devint bourg qu’en 1216 (Dom Noël).

Situé en Thiérache ardennaise, au Nord-Ouest des Ardennes, à cheval sur plusieurs régions et sur la Belgique (Haut de France, Grand Est et le Hainaut), Signy-le-Petit est un territoire de bocages. Un massif forestier en protège le contour avec une surface boisée de 71%. Progressivement, avec le remembrement, l’activité rurale cède le pas aux grandes exploitations agricoles, et le maillage bocager est grignoté par les cultures. Il faut noter la présence d’étangs le long de la rivière du Gland sous forme de chapelet.
L’élevage est en partie dédié à la production laitière. Quelques secteurs de grandes cultures se développent dans le sud du village.
Les haies sont constituées d’essences à feuilles caduques qui font partie intégrante du paysage en délimitant la plupart des parcelles. Elles représentent un élément du patrimoine paysager. L’alternance de haies hautes puis basses crée un effet de profondeur de champ.

La commune s’étend sur 38,72 km², dont 11,55km2 de surface agricole utile.
Isolées les unes des autres, les fermes sont implantées en bordure de parcelles. Avec la diminution du nombre d’exploitants agricoles les fermettes se transforment souvent en résidences secondaires.
La population Signacienne compte 1 338 habitants en 2012.
L’altitude minimale est de 222 mètres, pour 338 mètres au point le plus haut, la mairie est à 248 mètres.
