

Description :
Édifié en 1666, ainsi qu’en témoigne la date portée sur la façade principale. Le logement patronal se compose de caves voutées, d’une habitation avec rez-de-chaussée, étage et comble. Ils présentent des murs de brique à chaînage et soubassements de calcaire.
Historique :
À l’origine de cette brasserie, on trouve l’achat d’un immeuble en 1768 par Pierre HULAIN-LEJEUNE, « marchand aubergiste ».
Un autre Pierre HULAIN en est propriétaire en 1829, puis Louis-Jules-Marcelin et Théophile-René HULAIN, « marchands brasseurs », en 1839.
Pierre-Albert SPECKHAHN, en fait l’acquisition en 1874, année de son mariage. En 1887, l’activité est reprise par sa veuve, Marie Augustine Sidonie Godart, jusqu’en 1917.
Au décès de Pierre-Albert, en 1886, on y trouve : « 300 tonneaux, deux camions, deux poulains, une petite cuve, une grande cuve, un réfrigérant, une pelle en bois, une écoupe, une bêche, un escalier, deux seaux, deux chaudières, un refroidisseur, quinze tinettes, une pompe à soutirer, un tire-sac, une brouette à sac, dix-neuf carreaux de touraille, un lot de bondes, une pelle en bois, une touraille, une pompe à eau et une pompe à malt, chantiers dans l’entonnerie… Trente-cinq hectolitres de bière… Quatre balles et demie de houblon, un lot de colle, une balance… Onze cents kilos de malt, un diable, une bascule… ».
On reconnaît encore sur place un monte-sacs, une pelle en bois, une bascule et de rares carreaux de touraille du XIXe siècle…
L’entrée du site s’effectue par un large porche donnant sur une cour dont les bâtiments forment un plan en U. Sur la gauche se situe au rez-de-chaussée la salle de brassage. À l’étage un espace consacré à la malterie (stockage de l’orge, le germoir et la touraille). Sur le toit la girouette de touraille, qui servait à évacuer la vapeur et la fumée. Au fond de cour, l’écurie, l’étable et le chartil (espaces de stockage). Les murs sont intégralement en briques pleines et comportent un étage de comble pour le séchage.





